Christian Perrin de Brichambaut (01.08.1928 - 21.09.1995)

Ancien élève de l'École Polytechnique, Christian Perrin de Brichambaut a fait toute sa carrière à la Météorologie Nationale tant en Afrique - alors colonies françaises - qu'en Métropole.
Il est nommé à 23 ans, ingénieur de la météorologie et son premier poste est en Afrique équatoriale (Bangui).
Il se spécialise dans le rayonnement solaire et très vite sa compétence fut reconnue internationalement. C'est ainsi, qu'à maintes reprises, il fut expert ou consultant de l'Organisation Météorologique Mondiale, tant au secrétariat à Genève, que dans la commission CIMO (Commission des Instruments et Méthodes d'Observations) et dans les groupes d'experts de l'Association Régionale VI (Europe).
Son deuxième poste est au C.T.M (Centre Technique du Matériel) à Trappes, devenu S.E.T.I.M. puis D.S.O.
Très rapidement, il devient un des tous premiers spécialistes en instrumentation météorologique.

En 1970, il est nommé‚ adjoint au chef de l'Établissement d'Études et de Recherches Météorologiques (E.E.R.M) qui était le service de recherches de la Météorologie Nationale.

En 1973, le Directeur de la Météorologie Nationale l'appelle pour être le premier responsable de la formation permanente.

En 1980, il est Secrétaire permanent du Conseil Supérieur de la Météorologie (C.S.M), organe d'interface entre la météorologie et ses utilisateurs et il est promu ingénieur général de la météorologie.

En 1985, il rejoint l'Inspection Générale de l'Aviation Civile et de la Météorologie (IGACEM) qui est l'organe suprême de l'Aviation Civile.

Il va prendre sa retraite le 6 septembre 1988 et va s'occuper très activement de la Société Météorologique de France. Il est élu Président dè‚s 1989 et assumera son mandat durant 3 années.

Ses activités ont souvent été citées (revue La Météorologie, Bulletin de l'O.M.M). On retiendra de sa carrière fructueuse, les aspects suivants qui peuvent se résumer en quatre mots : instrumentation, énergies renouvelables, popularisation de la météorologie, défenseur de la francophonie.

Il a été promu au grade d'officier de l'Ordre national du Mérite et les insignes lui ont été remis par André Lebeau. Il était aussi chevalier dans l'Ordre des Palmes académiques, Médaillé de l'Aéronautique.