| Retour d'expérience de la canicule de juillet 2006 |
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Anne Fouillet INVS, Cellule Coordination des Alertes |
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Au cours du mois de juillet 2006, une vague de chaleur a touché une grande partie de la France métropolitaine durant 18 jours entre le 11 et le 28 juillet. Selon Météo-France, elle se situe au deuxième rang des vagues de chaleur les plus sévères observées en France depuis 1950, après la vague d'août 2003. A la suite de la vague de chaleur d'août 2003, des mesures de prévention des risques liés aux chaleurs excessives et un système de surveillance et d'alerte des vagues de chaleur ont été mis en place depuis l'été 2004 afin de réduire la vulnérabilité de la population aux températures extrêmes en été. L'objectif de cette étude
est de quantifier la surmortalité liée à
la vague de chaleur de juillet 2006 et de la comparer à
ce qu'elle aurait pu être si la vulnérabilité
de la population aux vagues de chaleur était restée
identique à celle mesurée avant 2004 (période
1975-2003). Les températures minimales
et maximales quotidiennes sont enregistrées par un réseau
de 97 stations, considérées par Météo-France
comme représentatives de la population des départements
métropolitains. Pour obtenir une valeur quotidienne nationale,
on utilise une moyenne des températures, pondérée
par la population de chaque département. Sur les trois mois de juin, août
et septembre 2006, aucune sous ou surmortalité n'est observée,
les fluctuations quotidiennes de la mortalité observées
sur cette période étant parfaitement conformes
à celles qu'on pouvait attendre à partir des températures
quotidiennes observées et de la modélisation de
la relation température-mortalité sur la période
1975-2003. Il semble que la vulnérabilité de la population française à la vague de chaleur de juillet 2006 ait été sensiblement inférieure à ce qu'elle avait été au cours de la période 1975 - 2003, ce qui souligne à la fois l'importance des risques de mortalité liés à la chaleur mais aussi la part majeure que peut jouer l'adaptation des populations face à ces risques. On ne peut cependant pas totalement exclure l'hypothèse de l'influence au moins partielle d'un facteur exogène qui resterait à identifier. |